ZOOM SUR L’ACCORDEON Ou le chant de la boîte à punaises
CONCERT Armelle Dumoulin Samedi 12 mai à 17h
Grâce à ses chansons toniques et ses paroles poétiques, Armelle Dumoulin parsème la scène de morceaux de rêves, d’accords d’accordéon et de guitare qui bousculent agréablement nos oreilles.
Accompagnée par Alexandre Leitao à l’accordéon et Gaël des Prairies à la guitare.
Tout public - Entrée libre Médiathèque
CATALOGUE
Pour une découverte de nos collections dans le catalogue, cliquer sur : "Le fonds par centre d'intérêts".
Le film commence sur un vol de sac à main et s’achève avec des croquettes pour chat. Entre ces deux points, Alain Resnais tire ses fils pour mieux les emmêler et détourner de leurs destins des personnages sans histoire. Cette libre adaptation de L’incident de Christian Gailly (aux éditions de Minuit) est en fait un prétexte pour juxtaposer des scènes flirtant tantôt avec le délire, tantôt avec un certain pragmatisme. André Dussollier résiste tant bien que mal à ses pulsions, Sabine Azéma incarne joliment une sadique qui s’ignore et Matthieu Amalric est parfait en policier un peu séducteur et très tatillon. La caméra virtuose achève de lier cet ensemble touffu quoique millimétré, conférant au tout une grande fluidité visuelle.
Katy Lena Ndiaye nous avait déjà enchantés avec « Traces, empreintes de femmes », son premier film, tourné au Burkina Faso.
C’est en Mauritanie qu’elle a filmé d’autres femmes qui pratiquent cet art ancestral qu’est la peinture murale. Elle rencontre Khady, Massouda et Tycha qui, malgré le poids évident de la tradition et de la religion, s’expriment avec une liberté de ton surprenante, sur les relations entre les hommes et les femmes.
Attachantes, malicieuses et pudiques, elles attendent les hommes partis travailler au loin. Les couleurs chatoyantes des tissus et les ocres des maisons décorées sont magnifiées par une lumière très étudiée : ces images sont d’une grande beauté.
Iglesia, cinéaste espagnol, a longtemps été dessinateur de BD avant de passer à la réalisation au début des années 90 avec « action mutante », où préside déjà un féroce humour noir. Le crime farpait (qui a obtenu le Grand prix au festival policier de Cognac en 2005) ne déroge pas à cet esprit corrosif. Rafael, vendeur dans un grand magasin et séducteur impénitent, se dispute avec son rival et le tue par accident. Une collègue, témoin de la scène, va transformer sa vie en enfer. Délirante, drôle, fantastique et caustique, cette comédie noire est aussi une allégorie sur la laideur et l’envie de paraître à tout prix.
Nous sommes en 2027, dans un monde ravagé par les guerres, le terrorisme et les pandémies. L’Angleterre seule résiste. Elle opère une traque sans pitié des sans-papiers qui n’ont aucun droit. L’espoir a disparu car les femmes n’ont plus d’enfant, l’être humain le plus jeune est âgé de 18 ans. Une jeune femme sans papier tombe enceinte, Théo Faron, sorte d’anti héros désabusé, va lui venir en aide.
Cette histoire, tirée du roman éponyme de P.D. James nous plonge dans un futur proche. A la manière de Soleil vert ou de Bienvenue à Gattaca, son réalisateur, Alfonso Cuaron, parvient à créer un univers imaginaire propice à la réflexion sur notre propre monde avec une grande économie de moyens, à la différence que, dans Les fils de l’homme, l’action n’est pas en reste.
La compagnie de théâtre de rue Royal de Luxe, fondée en 1979, se démarque vraiment en 1989 quand la municipalité de Nantes met à sa disposition des locaux à sa mesure. Dès lors les créations de spectacles se succèdent : « la véritable histoire de France », « les embouteillages », « petits contes nègres titre provisoire », « roman-photo » etc.
Les aventures du Géant, suite de spectacles créés entre 1993 et 2001, sont retracés ici sur ce dvd.
Ces spectacles ont ceci de particulier que les artistes ne donnent pas formellement rendez-vous à un public. Les traces de l’arrivée du Géant sont visibles partout dans la ville (un balcon défoncé par une sandale géante…), et les habitants, regroupés autour du Géant, commentent cette apparition en fonction de leur propre imaginaire.
Au fil des « interventions » du Géant dans la ville et au fur et à mesure des années, ce personnage acquiert un statut particulier : les gens en parlent comme d’un humain, en tout cas d’un être proche d’eux, qu’ils sont heureux de retrouver. L’émotion est palpable, et les occasions d’échanges entre les habitants s’en trouvent décuplées : réactions des enfants, tentatives d’explications parfois naïves des adultes, la présence du Géant ne laisse pas indifférent et provoque enthousiasme, excitation, tristesse, attendrissement… Une grande réussite de Royal de Luxe qui a su insuffler de la poésie dans la ville.
De nombreuses nationalités sont représentées dans la rue d’Amsterdam où Monsieur To Sang a son studio de photographie : la boutique de perruques tenue par des Hollandais originaires du Surinam, le Saree Centre pakistanais, l’agence de voyages surinamienne Capricho, l’épicerie hollandaise, la bijouterie chinoise…
Johan Van der Keuken invite tous ces commerçants à se faire photographier par Monsieur To Sang.
Ce film retrace la vie de Martin et Osa Johnson, aventuriers, photographes et cinéastes. De leur premier voyage en 1917 jusqu’à la fin des années 30, le couple explora les mers du sud et surtout l’Afrique, d’où ils rapportèrent des images exceptionnelles et sans équivalent à cette époque. Immensément célèbres en leur temps mais oubliés aujourd’hui, ce documentaire met en lumière leur œuvre extraordinaire de pionniers, en incluant de nombreux extraits tirés de leurs films.